Alors, tactiquement, l’Antwerp a battu Charleroi, puis a perdu au Cercle Bruges une semaine plus tard. Marvin Compper explique la différence par l’intensité. J’ai lu ça le lundi, à la buvette, avec ma jatte de café et le classement de P3 ouvert à côté, comme un verdict.
L’intensité. Je connais. Chez moi, elle varie selon le terrain, la pente et l’heure à laquelle il faut aller chercher les enfants. Une semaine on presse haut, la semaine suivante on presse en pente. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte : on a les mêmes écarts que l’Antwerp, simplement personne ne nous les demande en conférence.
Compper a aussi dit que ses joueurs ne se sont pas excusés pour leur prestation, et que l’équipe gagne et perd ensemble. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Le collectif, c’est la seule chose qui ne coûte rien à la buvette.
Il a ajouté que son équipe est la troisième plus jeune d’Europe et pas encore assez stable. Moi, j’ai la troisième plus vieille de la province, et elle n’est pas stable non plus. On se rejoint au milieu, hein.
Samedi, l’Antwerp reçoit le promu Lommel. Compper dit qu’il ne faut pas surestimer ce match, que le Cercle était lui aussi un « must-win », et que samedi sera un test de caractère. J’ai ouvert ma farde et j’ai écrit « must-win » en haut de la page de dimanche. Le délégué a demandé si c’était un nouveau joueur.
Un test de caractère contre un promu, c’est historique ou c’est une honte. Je pèse mes mots.
Moi, je garde le 4-4-2. À domicile, sans pente, avec du caractère : à un terrain plat près, c’est ce que je ferais aussi.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.







