L’Antwerp a perdu au Cercle Bruges. La semaine d’avant, il avait battu Charleroi. Samedi, il reçoit Lommel, un promu.
J’ai lu cela le lundi, à la friterie. L’entraîneur, Marvin Compper, a dit à VoetbalPrimeur qu’il ne fallait pas surestimer ce match. Que le Cercle était lui aussi un must-win. Et que si l’on considère chaque match comme un must-win, on n’a pas à s’inquiéter de sa mentalité.
Must-win. En 1980, nous avions un mot pour cela. Le mot était match. On le jouait le dimanche à trois heures, et on voulait le gagner. Tous. Personne ne jugeait utile de le préciser en anglais.
Je ne critique pas. Je compare.
Il a dit aussi que l’équipe gagne et perd ensemble. Ses joueurs ne se sont pas excusés. Je trouve cela correct. De mon temps, on ne s’excusait pas non plus. On rentrait, on se taisait, et le lundi on lisait le journal.
Il explique l’écart entre Charleroi et le Cercle par l’intensité. Et son équipe est la troisième plus jeune d’Europe, pas encore assez stable. Samedi sera un test de caractère, dit-il. Je note qu’un match est devenu un test. Un test, cela se rate ou se réussit. Un match, on pouvait aussi le faire nul.
Question bête, mais si tous les matchs sont des must-win, est-ce qu’il existe un may-win ?
Je n’ai pas su répondre à la petite. J’ai repris mon hebdomadaire. Le score de Bruges n’avait pas changé.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




