L’Antwerp a perdu au Cercle Bruges. Une semaine plus tôt, il avait battu Charleroi. Ce week-end, il reçoit Lommel, un promu. Et tout le monde parle d’un « must-win ». J’ai noté le mot dans mon carnet, onglet « Expressions anglaises dans une interview en néerlandais », qui commence à être bien rempli.
Question bête, mais combien de matchs faut-il gagner absolument ? Marvin Compper a donné un début de réponse à VoetbalPrimeur : « Vous parlez d’un must-win. Nous ne devons pas surestimer ce genre de duels. Le Cercle était lui aussi un must-win. Au bout du compte : si nous considérons chaque match comme un must-win, nous n’avons pas à nous inquiéter de notre mentalité. »
J’ai fait le calcul dans le train de 7 h 32. Si chaque match est un must-win, alors le championnat entier est un must-win. Ce qui, en un sens, est le principe d’un championnat. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait à partir de quand un match ordinaire devient un must-win. Au basket, on appelle ça un match. J’ai regardé.
L’entraîneur a aussi expliqué l’écart entre Charleroi et le Cercle par l’intensité. Il a dit que ses joueurs ne s’étaient pas excusés et que l’équipe gagne et perd ensemble. J’ai trouvé ça plutôt rassurant : je ne savais pas qu’on pouvait perdre séparément.
Chez moi, on perd ensemble aussi. Surtout quand ils sont neuf.
Il a ajouté que l’Antwerp a la troisième équipe la plus jeune d’Europe, pas encore assez stable, et que samedi sera un test de caractère. Un test, c’est un mot que je comprends. On le prépare, on le passe, et on a un résultat qui ne dépend pas d’un autre mot anglais.
J’ai ouvert un nouvel onglet : « Test de caractère, barème ». Il est vide pour l’instant. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




