Arsenal a battu Liverpool à Anfield, dimanche, pour sa première victoire là-bas en 14 ans. Moi, j’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet. Il s’appelle « tomber ».
Le fait : Timber a tiré le maillot d’Isak, qui allait de la tête sur un centre de Barcola. Isak est resté debout. Pas de penalty. L’assistant vidéo, Stuart Attwell, a jugé que le tirage ne suffisait pas pour annuler la décision, selon la BBC.
Après le match, l’entraîneur de Liverpool, Andoni Iraola, a dit à la BBC : « La réponse, c’est qu’il faut plonger ; si vous ne plongez pas, ils ne siffleront pas. » Et son capitaine, Virgil van Dijk, a dit à la même BBC : « Nous avons 50 caméras. Pourquoi doit-il se plaindre alors qu’il y a tant de caméras. Tout le monde l’a vu. »
Question bête, mais j’ai deux réponses de la même équipe, le même soir, et elles vont dans deux sens. L’entraîneur dit : tombe. Le capitaine dit : pas besoin, les caméras ont vu. J’ai noté les deux sur la même page. La page n’a pas tranché.
J’ai vérifié, et en fait les caméras avaient bien vu, puisque la vidéo a regardé. Elle a aussi examiné une prise de Tzolis sur Gakpo, puis l’a rejetée. Iraola comprend celle-là : le ballon est resté trop longtemps en l’air. Donc, si je suis bien, rester debout ne suffit pas, et rester en l’air trop longtemps non plus. Il y a une durée réglementaire de ballon ? Personne ne me l’a donnée.
Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé. Enfin si, on appelle ça un flop, mais on ne l’annonce pas en conférence de presse.
Cinquante caméras, et un homme debout. C’était lui, la preuve.
Van Dijk a fini par dire que le penalty n’a pas été donné, qu’ils perdent le match, et bravo à Arsenal. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.






