Alors, tactiquement, Liverpool a perdu à Anfield contre Arsenal, pour la première fois depuis 14 ans dans ce sens-là. Havertz a marqué tôt, après un mauvais dégagement d’Alisson. Et Arsenal n’a laissé aucun tir cadré à Liverpool, une première en Premier League depuis 16 ans. Ça, c’est un bloc. Je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Mais ce qui m’a fait ouvrir ma farde, c’est l’après-match. Dans le premier acte, Timber a tiré le maillot d’Isak, qui allait chercher de la tête un centre de Barcola. Isak est resté debout. L’arbitre Andy Madley n’a pas sifflé, et l’assistant vidéo Stuart Attwell a jugé que le tirage ne suffisait pas pour annuler la décision, selon la BBC.
Andoni Iraola en a tiré une conclusion. « C’est dommage que vous me posiez cette question mais, honnêtement, oui, nous devons leur dire de se laisser tomber, parce qu’ils ne vont pas le siffler sinon », a-t-il dit au Guardian.
J’ai cherché dans ma farde. J’ai une séance pour les centres, une pour les phases arrêtées, une pour le pressing quand on est neuf. Je n’ai pas de séance « tomber ». Et chez nous, sur le terrain 2, tomber n’est pas une consigne : c’est la pente qui décide. Le gars qui reste debout dans le rectangle en descente, je le mets capitaine.
Iraola a aussi été précis sur la deuxième réclamation, une prise de Tzolis sur Gakpo, examinée puis rejetée par la vidéo. Il comprend l’argument des arbitres : le ballon est resté trop longtemps en l’air. Pour lui, écarter celle-là revient à accepter que la première était un penalty. Ça, c’est une lecture de coach. J’aurais dit pareil au délégué, en vouvoyant l’arbitre.
Question bête, mais s’il faut tomber pour avoir un penalty, à quoi servent les caméras ?
Mikel Arteta, lui, dit ne pas avoir vu l’action d’Isak. Quatre jours plus tôt, Arsenal avait perdu à Fleetwood en Carabao Cup. Moi, après une défaite pareille, j’aurais fait la même chose qu’Arsenal à Anfield : un bloc, et onze gars debout. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



