Arsenal gagne à Anfield. Quatorze ans qu’ils n’y arrivaient pas. Et zéro tir cadré laissé à Liverpool, une première en Premier League depuis 16 ans. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Quatre jours plus tôt, ils perdaient à Fleetwood en Carabao Cup. Là, c’était une honte. Je pèse mes mots aussi. Les deux dans la même semaine, mon thermomètre a fait les montagnes russes et je l’ai posé sur le kicker du café.
Mikel Arteta a dit au Guardian : « C’est une mission que nous n’avions pas accomplie depuis 14 ans. » Une mission. J’ai transféré ça dans « Les Diables du dimanche ». Mon beau-frère a répondu qu’il était pour l’autre équipe. Il est toujours pour l’autre équipe.
Et puis il y a l’autre côté. Timber a tiré le maillot d’Isak dans la surface, Isak est resté debout, l’arbitre Andy Madley n’a pas sifflé. Andoni Iraola a dit qu’il demanderait désormais à ses joueurs de se laisser tomber, sinon l’arbitre ne siffle pas. Monsieur l’arbitre, je vous vouvoie : vous voyez ce que vous faites à un entraîneur ? Il trouve lui-même dommage qu’on lui pose la question, et il répond quand même.
L’ancien assistant Darren Cann estime que Timber a pris un gros risque et que le penalty aurait pu être sifflé un autre jour. Un autre jour. Moi, j’ai un calendrier entier d’autres jours où la VAR n’a pas sifflé pour nous.
Zéro tir cadré à Anfield, c’est le 4-4-2 de mes rêves. Je n’ai pas vérifié leur système, mais je le sens.
Moi, en tribune 2, place 14, quand on ne siffle pas, je ne tombe pas. Je me lève. Historique, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



