Gand a battu Anderlecht 4-0. Après le match, Filip Joos a dit à Sporza : « Je pense que Bruno tire parfois 11 noms d’un sac de 20 joueurs. Il a trop de joueurs dans la même gamme et il n’y a pas de pics dans l’équipe. » Question bête, mais : quel sac ?
J’ai ouvert mon carnet à l’onglet « composition ». Au basket, on choisit cinq titulaires. Je n’ai jamais vu de sac, j’ai regardé. Ici, d’après l’article, la composition de base du coach d’Anderlecht change tout le temps, et ça empêche les automatismes de se créer. Donc le sac est une image. D’accord. Mais l’image dit vingt joueurs pour onze places. J’ai fait le calcul dans le train de 7 h 32 : il en reste neuf dans le sac à chaque match.
Deuxième question : « pas de pics ». J’ai d’abord cru à un terrain plat. On m’explique que ça veut dire que personne ne dépasse. Filip Joos a dit aussi que Gand sait ce qu’il est, ce qu’il peut et ce qu’il veut, et qu’Anderlecht ne le sait pas encore. J’ai noté les trois verbes. Gand les a tous les trois.
Le même Filip Joos avait prédit, après une dizaine de minutes, un 0-3 pour Anderlecht dans le groupe WhatsApp du podcast 90 minutes. Au live show à Malines, ça a fait rire. Il explique qu’après onze minutes, Anderlecht jouait fort et Gand ne faisait rien. Steven Defour a dit à Sporza ne jamais avoir eu l’impression que Gand avait peur d’Anderlecht.
Un sac, c’est du luxe. Moi, ma farde fait le même travail, et elle ferme.
Sam Kerkhofs, lui, évoque la réhabilitation de Mario Stroeykens et Adriano Bertaccini, que le directeur sportif Antoine Sibierski avait montrés du doigt pour qu’ils partent. Ils sont donc sortis du sac, puis revenus dedans. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait comment on remet quelqu’un dans un sac.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.







