Alors, tactiquement… Gand a battu Anderlecht 4-0. Et Filip Joos, après une dizaine de minutes, avait annoncé 0-3 pour Anderlecht dans le groupe WhatsApp du podcast 90 minutes. À Malines, au live show, on a ri. Moi, je ne ris pas. Je connais.
Il l’a expliqué à Sporza : « Après onze minutes, je me suis dit : waouh, Anderlecht joue bien. » Gand ne faisait rien, à ce moment-là. Anderlecht aurait pu et dû marquer, et puis Gand l’a fait sortir de sa tanière. Ça, c’est un bloc bas qui attend. Je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Le dimanche, mes gars dominent les onze premières minutes, toujours. Après, le terrain 2 se met à pencher dans l’autre sens.
Sam Kerkhofs a vu un Gand resté calme, « totalement pas impressionné » d’être mené, et qui mérite des crédits après deux défaites. Steven Defour dit que la confiance est fragile à Anderlecht. Et Filip Joos oppose Gand, qui sait ce qu’il est, ce qu’il peut et ce qu’il veut, à Anderlecht, qui ne le sait pas encore.
Puis il y a les compositions. Selon l’article, celle de Vitor Bruno change tout le temps, et les automatismes ne se créent pas. Filip Joos parle de onze noms tirés d’un sac de vingt. Vingt joueurs. Moi, j’en ai quatorze quand il ne drache pas, et je tire aussi, mais au GSM, le samedi soir, selon qui répond.
Onze minutes de domination, c’est historique. Je pèse mes mots. Enfin, pas sur septante-neuf.
Sam Kerkhofs évoque aussi la réhabilitation de Mario Stroeykens et Adriano Bertaccini, que le directeur sportif Antoine Sibierski avait montrés du doigt pour qu’ils partent. Chez nous, le président dirait qu’il aurait peut-être pu y penser. Au conditionnel.
Moi, mes prédictions, je les fais à la buvette, à la jatte de café, avant le match. Comme ça, personne ne les a par écrit.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




