Gand a battu Anderlecht 4-0. Après une dizaine de minutes, Filip Joos, consultant, avait écrit dans le groupe WhatsApp du podcast 90 minutes qu’Anderlecht gagnerait 0-3. Il l’a écrit depuis le stade.
En 1980, on se trompait aussi. Mais on se trompait à voix haute, dans la tribune, et le vent emportait l’erreur. Le lundi, personne ne s’en souvenait. Aujourd’hui, l’erreur est gardée dans un téléphone. Puis on la lit devant une salle. À Malines, au live show, il y a eu des rires moqueurs.
Je ne critique pas. Je compare.
Il a expliqué à Sporza qu’après onze minutes, il s’était dit qu’Anderlecht jouait bien. Gand ne faisait rien. Onze minutes. On jugeait un match sur nonante, autrefois. Parfois sur la saison.
Steven Defour a dit à Sporza que la confiance est très fragile à Anderlecht, et qu’il n’a jamais eu l’impression que Gand avait peur. Sam Kerkhofs a vu un Gand calme, « totalement pas impressionné » d’être mené. Selon l’article, la composition de Vitor Bruno change tout le temps. Les automatismes ne se créent pas. De mon temps, on connaissait l’équipe par cœur. Il fallait juste lire l’hebdomadaire.
Moi, je supprime mes pronostics après le match. C’est ça, la tribune 2.
Je lis le mien à la friterie, le lundi. Il ne fait pas de pronostic. Il donne le score, après. C’est plus lent. C’est juste.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.




