Alors, financièrement… Le City Football Group, la maison mère de Manchester City, a remis 23 millions d’euros dans Lommel. C’est De Tijd qui l’a trouvé dans un acte du Moniteur belge : une augmentation de capital par conversion de dettes. Sixième fois. Depuis 2022, ça fait 98,8 millions.
J’ai lu ça lundi, avec le classement de P3 à côté, et j’ai sorti ma farde. Pas celle des compos, l’autre, celle de la trésorerie. Chez nous, le mercato d’été, c’est un ballon et un jeu de chasubles, financé par la buvette. Une bonne saison de buvette, c’est quand il ne drache pas les dimanches à domicile.
Donc j’ai fait le calcul que tout mister fait en silence. 23 millions, en jattes de café. J’ai arrêté à la troisième ligne, le bic ne suivait plus.
Tactiquement, je comprends Lommel. Le club appartient majoritairement au groupe depuis 2020, il est monté dans l’élite la saison dernière par le tour final. Monter, c’est bien. Après, il faut tenir. Moi aussi je tiens, avec un terrain en pente et deux joueurs qui partent à l’heure de jeu pour aller chercher les enfants.
Ce que je retiens surtout, c’est la technique : on ne donne pas, on convertit des dettes en capital. J’ai proposé la même chose au comité jeudi. Le trésorier doit trois cornets de frites au club depuis septembre. On les convertit en parts. Il a dit qu’il allait réfléchir, ce qui chez nous veut dire non.
Le dossier a aussi un volet sérieux. Virton a contesté en 2023, en parlant d’avantage déloyal et d’aides d’État possibles. L’instance arbitrale Cepani n’a trouvé aucune preuve de subventions étrangères qui faussent le marché et a rejeté la plainte. Virton a aussi saisi la Commission européenne. Ça, je laisse aux juristes, je n’ai que l’UEFA B en cours.
Freddy, ton trésorier, c’est mon beau-frère. Il me doit encore un cornet de 2019.
Moi, mon budget, il a un avantage : je le connais par cœur. Il tient sur une page de farde, recto seulement.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.







