Question bête, mais comment une dette devient-elle du capital ? Le City Football Group, qui possède Manchester City, a encore injecté 23 millions d’euros dans Lommel. De Tijd a lu l’acte au Moniteur belge : c’est une augmentation de capital par conversion de dettes en capital.
J’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet, couleur verte, intitulé « Conversion ». Dans le train de 7 h 32, j’ai essayé de comprendre. Avant l’acte, il y avait des dettes. Après l’acte, il y a du capital. Le chiffre, lui, reste le même : 23 millions. Entre les deux, j’ai cherché le bouton magique. Je ne l’ai pas trouvé.
On m’explique que c’est courant. D’accord, mais encore ? C’est la sixième fois pour Lommel, et le total atteint 98,8 millions depuis 2022. Six fois, dans mon carnet, ça s’appelle une habitude.
J’ai noté le contexte. Le groupe a une participation majoritaire depuis 2020. Lommel est monté dans l’élite la saison dernière grâce au tour final, que j’ai d’abord pris pour un manège.
Il y a un onglet rouge aussi. Virton a saisi la justice en 2023, en estimant que Lommel avait un avantage déloyal et que ce soutien pouvait être une aide d’État illégale. L’instance arbitrale Cepani n’a trouvé aucune preuve et a rejeté la plainte. Virton s’est aussi adressé à la Commission européenne. Là, je n’ai pas d’avis, j’ai des dates.
Au basket, j’ai regardé, les clubs aussi ont des propriétaires. Mais je n’avais jamais vu le mot « conversion » ailleurs qu’en religion ou au handball.
De mon temps, une dette, c’était une dette. On la payait, ou on la gardait.
J’ai essayé avec mon kot. Je dois trois mois d’électricité à ma coloc. Je lui ai proposé de les convertir en capital. Elle possède maintenant la moitié de ma bouilloire.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




