Anderlecht a été éliminé de la Croky Cup par le Beerschot. Je dis la Coupe de Belgique. Le reste, c’est un paquet de chips.
J’ai lu la suite lundi, à la friterie, dans l’ordre. Selon la DH, Vitor Bruno n’avait jamais été aussi critiqué depuis son arrivée. On lui reproche ses changements permanents dans le onze. Avant le match en Pologne, contre Jagiellonia Białystok, il a dit qu’il ne changerait pas de cap.
Puis cette phrase. « Je ne suis pas né mauve, ce n’est pas le club de mon cœur, mais il est difficile de ne pas y penser à chaque seconde. »
Je l’ai relue. Elle est honnête. C’est ce qui me trouble. En 1980, un entraîneur ne parlait pas de son cœur. Il parlait du terrain, ou il ne parlait pas. On ne savait pas s’il aimait le club. On savait s’il gagnait le dimanche.
Il a aussi dit qu’Anderlecht n’a plus gagné la Coupe depuis 17 ou 18 ans. 17 ou 18. Je ne critique pas. Je compare. De mon temps, on aurait regardé dans l’hebdomadaire. Il est dans ma poche.
Et le défenseur Giulian Biancone a dit que parler de crise « prouve la dimension de ce club ». Avant, une crise prouvait qu’on avait perdu. Maintenant elle prouve qu’on est grand. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Penser au club à chaque seconde, Marcel, c’est le minimum. Moi je pense au délégué à chaque seconde, et il oublie quand même les cartes.
Freddy a raison sur un point. Penser ne suffit pas. Il a dit que seul Białystok comptait, pas Gand. Il y a un match. On verra le score dans le journal. Il ne changera pas non plus. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.







