Alors, tactiquement, il faut regarder l’enchaînement. Mercredi soir, Fenerbahçe a sombré 6-0 à Aston Villa. Samedi, le même Fenerbahçe gagne 3-0, avec Romelu Lukaku titulaire, qui marque son premier but pour le club. Trois jours entre les deux. J’ai lu ça dimanche matin dans la DH, à la buvette, avec ma jatte de café, et j’ai sorti ma farde.
Parce que réagir après une claque, ça, je connais. Lukaku l’a dit simplement : « Il fallait réagir après le dernier match, et nous l’avons fait de la meilleure façon possible. » C’est exactement la phrase que je prépare pour mes causeries. Sauf que chez moi, entre la claque et la réaction, il y a une semaine, un entraînement le mardi où ils sont huit, et un jeudi où il drache.
Lui a eu trois jours. Trois. Moi, en trois jours, je n’ai pas encore récupéré les chasubles.
Il a dit aussi : « À mon arrivée ici, j’avais besoin de temps de jeu. Mais mon adaptation est terminée. » Je trouve ça très propre comme annonce. Dans mon vestiaire, l’adaptation, personne ne la déclare finie. Mon arrière gauche est arrivé il y a quatre saisons, il cherche encore le côté du terrain 2 où la pente aide.
Une réaction comme ça, trois jours après, c’est le caractère. Je pèse mes mots.
Ce qui m’intéresse, c’est l’ordre. D’abord le temps de jeu, ensuite l’adaptation, ensuite le but. Je l’ai noté en rouge dans la farde, à côté du 4-4-2. J’ai essayé d’appliquer l’ordre à mon équipe : temps de jeu pour tout le monde, d’accord, mais je n’ai que cinq changements, dont deux pour aller chercher les enfants.
Mardi soir, Fenerbahçe accueille le Slavia Prague. Moi, mardi soir, j’ai entraînement. On travaillera la réaction. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.







