Naples a perdu 1-0 au Venezia. Le Venezia est dernier. Je l’ai lu dimanche à la friterie, dans le journal, deux fois, pour vérifier que le score n’avait pas changé. Il n’avait pas changé.
Il y a eu un penalty pour égaliser. Kevin De Bruyne, entré douze minutes plus tôt, l’a tiré. Le gardien du Venezia, Filip Stankovic, l’a arrêté. Le premier penalty manqué de Kevin De Bruyne depuis six ans. Six ans sans en manquer. En 1980, on aurait fait une plaque.
Ce n’est pas cela qui m’a retenu. C’est la phrase de l’entraîneur, Massimiliano Allegri : « C’était un match important, nous aurions pu faire un grand pas en avant au classement. Mais désormais, nous devons souffrir et travailler encore plus dur. »
Souffrir. Travailler. Je ne pensais plus entendre ces deux verbes dans une conférence de presse. Aujourd’hui, on parle de projet, de gestion des charges, de processus. Lui dit souffrir. J’ai reposé mon cornet.
Notez que je ne suis pas contre le vocabulaire moderne. Je suis contre ce vocabulaire-là.
Le reste est connu. Naples avait perdu 3-1 à Villarreal juste avant, avec un échange assez vif entre De Bruyne et son entraîneur. Après Venise, Allegri est bloqué en bas du top 10, avec neuf points de retard sur l’Inter. Neuf points. De mon temps, on ne les divisait par rien du tout.
Question bête, mais on souffre comment, exactement, à l’entraînement ? Il y a un exercice ?
Il y en a un. On appelait ça le mardi.
Naples reçoit Bodoe/Glimt mardi soir en Ligue des champions. Je ne critique pas. Je compare. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




