Le premier coup de fil d’un sélectionneur à un défenseur central, Nathan Ngoy l’a raconté, selon Het Laatste Nieuws : « C’était surtout une prise de connaissance personnelle. Il s’est présenté et a expliqué comment il veut jouer. » Avant ça, Mark van Bommel était allé voir son match contre le PSG.
Ngoy en garde une bonne impression. « C’est un coach qui est très humain », a-t-il dit. Il estime que Van Bommel comprend les joueurs parce qu’il a joué au haut niveau, et qu’on le remarque dans sa façon d’expliquer. Sur le joueur lui-même, il a été franc : trop jeune pour l’avoir connu. « Il était milieu de terrain, non ? »
Notre mister a lu l’interview le lundi, entre le classement de P3 et sa jatte de café. Il y a reconnu une méthode.
Alors, tactiquement, c’est exactement ce que je fais. Le coup de fil avant, la présentation, le projet de jeu. Sauf que moi, quand j’appelle un défenseur central le jeudi, c’est pour savoir s’il sait jouer dimanche, et il me répond qu’il a un baptême. Van Bommel, lui, explique comment il veut jouer. Moi aussi : en 4-4-2, le seul système honnête. Et pour le poste, je comprends le petit. Mes joueurs non plus ne savent pas où je jouais. Ils pensent que j’étais délégué. Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte.
Van Bommel a vu Ngoy jouer contre le PSG. Freddy, lui, voit ses défenseurs le dimanche à trois heures, sur le terrain 2, quand il ne drache pas trop. À un match près, c’est le même travail de repérage.
Ngoy conclut qu’un entraîneur avec une carrière de joueur, c’est « quand même une différence ». Il n’a pas précisé laquelle pour les entraîneurs de P3.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.







