Nathan Ngoy a eu un premier contact avec son nouveau sélectionneur. Mark van Bommel est venu voir son match contre le PSG, puis les deux hommes se sont téléphoné avant cette trêve internationale. « Notre premier contact s’est très bien passé », a déclaré le défenseur central, selon Het Laatste Nieuws. « C’était surtout une prise de connaissance personnelle. Il s’est présenté et a expliqué comment il veut jouer. »
Le portrait est flatteur. « C’est un coach qui est très humain », a dit Ngoy. Il ajoute, toujours selon Het Laatste Nieuws, que Van Bommel comprend les joueurs parce qu’il a lui-même joué au plus haut niveau, et que ça se remarque dans sa manière d’expliquer.
Puis vient la question sur le joueur. Ngoy a répondu avec prudence : « Si je connais Van Bommel comme joueur ? Euh, je suis trop jeune pour ça. Il était milieu de terrain, non ? » C’est la bonne réponse, et il l’a donnée avec un point d’interrogation. Le jeune homme a donc vérifié en direct, devant un journaliste, sans GSM. On a vu des interviews moins honnêtes.
À la rédaction, une personne avait la réponse sans point d’interrogation. Elle a soixante et onze ans, un hebdomadaire papier sous le bras et une opinion sur la transmission du savoir.
Il était milieu de terrain. Je l’ai lu, dans mon hebdomadaire, à la friterie. Aujourd’hui les jeunes connaissent le schéma de jeu de leur sélectionneur avant de connaître son poste. Nous, c’était l’inverse. On savait où il jouait, et on ne savait jamais comment il voulait jouer. Je ne critique pas. Je compare. Notez que le garçon a posé la question. En 1980, on ne posait pas de question. On faisait semblant. C’était peut-être pire. Enfin. C’est l’époque.
Ngoy juge qu’un entraîneur passé par le haut niveau, c’est « quand même une différence » avec un entraîneur qui n’a pas eu une telle carrière. Il sait désormais à quel poste.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




