Question bête, mais quand tout le monde dit la même chose dans un sens différent, ça s’appelle comment ? J’ai ouvert mon carnet, j’ai créé un onglet « Portugal », puis trois sous-onglets. Il en faudra peut-être un quatrième.
Premier sous-onglet, Cristiano Ronaldo. Il a quitté le camp de la sélection la semaine dernière après un désaccord avec Jorge Jesus. Dans un très long communiqué, il dit que le sélectionneur « a rompu sa parole », s’excuse auprès de ses coéquipiers et des supporters, accepte toute sanction et écrit, selon HLN : « Je reste disponible pour l’équipe nationale et je reviendrai une fois une éventuelle suspension purgée. »
Deuxième sous-onglet, CNN Portugal. Selon la chaîne, Ronaldo ne reviendra pas tant que Jesus sera sélectionneur, et il l’aurait fait savoir clairement à la fédération. Disponible, donc. Mais pas maintenant. Ou pas avec lui. J’ai écrit les deux au crayon.
Troisième sous-onglet, Jorge Jesus, après la victoire 2-1 contre la Norvège : « C’est pourquoi, si « Cris » le veut, je le convoquerai tout simplement en novembre. C’est à lui de décider. » Puis : « Mais pour moi, il n’y a jamais eu de problème. » Tout est parti d’un échauffement sans entrée en jeu, a-t-il expliqué.
Et puis il y a Pedro Proença, le président de la fédération : « C’est un malentendu, que ce soit clair, et cela doit se régler en interne. » J’ai souligné « que ce soit clair ». C’est la seule phrase de l’onglet qui annonce qu’elle sera claire.
Récapitulons. Le joueur est disponible. Le sélectionneur le convoquera s’il le veut. Le président dit que c’est un malentendu. Personne ne dit non. Et pourtant, il n’y a personne au camp. On m’explique que c’est comme ça, la sélection, d’accord, mais encore ?
Un malentendu, c’est quand on s’est mal compris. Ici, chacun s’est très bien compris. Enfin.
Ronaldo, lui, a repris l’entraînement à Al Nassr le 5 octobre. Son club joue jeudi contre Al Diriyah. Là au moins, l’heure est écrite. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.







