Un très long communiqué. C’est ce que j’ai lu à la friterie, lundi, entre deux pages de mon hebdomadaire.
Cristiano Ronaldo a quitté le camp de la sélection portugaise la semaine dernière, après un désaccord avec Jorge Jesus. Le sélectionneur dit que tout est parti d’un échauffement sans entrée en jeu. Dans son communiqué, Ronaldo écrit que Jesus « a rompu sa parole » et que cela a eu « un impact énorme sur lui ». Il s’excuse auprès de ses coéquipiers et des supporters. Il accepte toute sanction. Selon CNN Portugal, il ne reviendra pas tant que Jesus sera là.
En 1980, un remplaçant qui s’échauffait pour rien rentrait au vestiaire, gardait son survêtement et ne parlait plus à personne jusqu’au mardi. Cela s’appelait bouder. Cela ne faisait pas trois feuillets. Je ne critique pas. Je compare.
Notez que le communiqué présente des excuses. De mon temps, on ne s’excusait pas non plus. Sur ce point, l’époque a peut-être raison.
Jorge Jesus a répondu après la victoire 2-1 contre la Norvège : « C’est pourquoi, si « Cris » le veut, je le convoquerai tout simplement en novembre. C’est à lui de décider. » Puis : « Mais pour moi, il n’y a jamais eu de problème. » Le président de la fédération, Pedro Proença, a parlé d’un malentendu à régler en interne. En interne. Il a dit cela à tout le monde.
Question bête, mais si c’est en interne, pourquoi est-ce que je le sais ?
Ronaldo dit rester disponible et vouloir revenir une fois une éventuelle suspension purgée. Il s’est présenté à Al Nassr le 5 octobre. Il s’entraîne. Son club rejoue jeudi contre Al Diriyah. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




