Jeudi, Mount Pleasant Football Academy jouait chez le Club Sando. Demi-finale aller du championnat des clubs caribéens de la CONCACAF. Un partout.
RMC Sport écrit que les visiteurs auraient pu gagner. Leur tireur de penalty a pris une course d’élan « complètement lunaire ». Il s’est « enflammé », toujours selon RMC Sport.
J’ai lu ça lundi à la friterie. Puis j’ai reposé mon hebdomadaire. Puis je l’ai repris.
En 1980, la course d’élan n’avait pas de nom. On reculait de trois pas. Parfois quatre, pour les audacieux. On tirait. Le gardien plongeait, ou pas. Personne n’en faisait une vidéo, parce qu’il n’y avait rien à regarder.
Aujourd’hui, la course d’élan est un spectacle. Elle a un début, un milieu, une fin. On la commente en France le lendemain. Je ne critique pas. Je compare.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. J’ai essayé, chez moi, dans le couloir, une course d’élan moderne. Un arrêt au troisième pas. J’ai heurté le portemanteau. Je suis revenu aux trois pas. À septante et un ans, on ne s’enflamme plus, on se ménage.
Marcel, question bête, mais en 1980, qui décidait du nombre de pas ?
Personne. C’était entendu. Comme le dimanche à trois heures.
Il reste un match retour. Le score est de 1-1. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.







