Question bête, mais qu’est-ce qu’une course d’élan lunaire ?
Les faits d’abord, je les ai notés dans l’onglet « matchs » de mon carnet. Jeudi, Mount Pleasant Football Academy a joué la demi-finale aller du championnat des clubs caribéens de la CONCACAF sur la pelouse du Club Sando. Score : 1-1. RMC Sport écrit que les visiteurs auraient pu gagner si leur tireur de penalty n’avait pas pris une course d’élan « complètement lunaire ». Le tireur s’est « enflammé », selon RMC Sport.
Dans le train de 7 h 32, j’ai ouvert un nouvel onglet : « lunaire ». J’ai d’abord pensé à quelqu’un qui marche sur la Lune. Lentement, en sautillant, avec des gros gestes. Puis j’ai pensé à quelqu’un qui est dans la lune. Puis j’ai remarqué qu’un penalty, au fond, c’est déjà très spatial : un point, une distance fixe, un seul objet qui part.
Au basket, le lancer franc n’a pas de course d’élan, j’ai regardé. On se met derrière la ligne, on fait rebondir le ballon et on tire. Il y a des rituels, mais personne ne prend son élan. Au foot, la course d’élan est libre, et j’ai découvert que c’est un genre à part entière, avec ses petits pas, ses arrêts, ses accélérations.
Une course d’élan, Louise, c’est trois secondes où tout un stade arrête de respirer. Je pèse mes mots.
Donc j’ai essayé dans le couloir du kot, avec une balle de tennis. Trois pas normaux, puis un quatrième plus ample, pour l’élan. Mon voisin est sorti pour voir. Je lui ai dit que je travaillais sur un sujet. Il a refermé la porte.
J’ai encore deux définitions possibles et aucune réponse. Ce que je sais, c’est que le mot est de RMC Sport, que le score est de 1-1, et que c’était l’aller.
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




