Alors, tactiquement, le Bayern a battu Magdebourg 6-1. Deuxième division en face, doublé de Michael Olise, buts de Saibari, Davies, Brown et Daiber. Rien à redire. Ce qui m’a fait sortir la farde, c’est l’avant-match.
Les joueurs ont fait une haie d’honneur à Harry Kane, Ballon d’Or depuis deux jours. Lui en survêtement, remplaçant, le public debout. Et après, il dit, c’est dans 7sur7 : « Je ne suis pas vraiment fan de ce genre de choses, d’habitude. » Il parle d’une « légère gêne ».
Là, je le comprends. Une haie d’honneur, c’est une mise en place. Il faut que les deux lignes soient alignées, que personne ne parte trop tôt, que le joueur sache où marcher. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Et chez nous il faut en plus que la haie tienne dans la pente du terrain 2, sinon le gars descend en courant.
Le Bayern a fait le travail : haie, applaudissements, puis Kane reste sur le banc et ne sort pas le trophée. Pas de surcharge. C’est du collectif. Olise lui dédicace un but, c’est une transition propre.
Et dans sa vidéo, il dit que c’est « vraiment notre trophée », qu’il appartient « à tout le Bayern ». Ça, c’est un discours de vestiaire. Moi, quand on gagne à la buvette le concours de kicker, je dis la même chose, et le trophée reste au bar.
Question bête, mais si c’est le trophée de tout le monde, qui le garde chez lui ?
Il a promis de le présenter plus tard. Le Bayern rejoue à domicile samedi, contre Dortmund. Avec Kompany sur le banc, je regarderai la mise en place.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.






