Álvaro Cortés le raconte à HLN : « C’était mon plan. La préparation se passait bien et je parlais régulièrement avec Hansi Flick. Il comptait sur moi pour cette saison, disait-il. Mais à la fin de la période des transferts, le club m’a quand même fait savoir que je devais partir. Ce n’était rien de personnel. Le football fonctionne comme ça. »
Louise a relu le paragraphe trois fois, puis ouvert un onglet dans son carnet.
Question bête, mais : on lui dit qu’on compte sur lui, puis on lui dit de partir, et lui répond que ce n’est rien de personnel. Du coup j’ai cherché ce qui serait personnel, dans ce métier. J’ai demandé à trois personnes. Aucune n’a trouvé d’exemple.
La suite est un cours de vocabulaire. Cortés dit avoir reçu des offres d’Espagne, d’Italie et d’Arabie saoudite, et avoir choisi l’Antwerp sur les conseils de son frère Guillermo et de son agent. Selon HLN, son contrat ne contient pas de clause de rachat, mais Barcelone dispose d’une option de premier achat : le club pourra s’aligner sur l’offre d’un autre. Cortés confirme d’un signe de tête. Il cite aussi les départs réussis de l’Antwerp, Willian Pacho, George Ilenikhena à Monaco, Arthur Vermeeren à l’Atlético.
Il y a enfin le déjeuner. En mai, quelques jours après la fête du titre, Hansi Flick lui demande à table s’il est prêt à jouer. La confirmation de sa titularisation tombe trois heures avant le coup d’envoi. Barcelone perd 1-0 contre le Deportivo Alavés, et Cortés appelle ça le plus beau jour de sa vie.
Donc la composition d’équipe se transmet au repas, la confirmation arrive trois heures avant, l’équipe perd 1-0 et c’est le plus beau jour d’une vie. Au basket, ça n’existe pas, j’ai regardé. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




