L’actu qui déborde un peu

Carrick parle 5 minutes 27 sans question : le mister chronomètre sa propre causerie

Michael Carrick, entraîneur de Manchester United, a ouvert sa conférence de presse de vendredi par un monologue de 5 minutes 27 secondes. United, 13e de Premier League, n’a gagné que deux de ses 11 matches.

Freddy, entraîneur amateur, chronomètre sa causerie sur son téléphone sous un parapluie, devant un délégué trempé tenant une farde.

Alors, tactiquement, je commence par le chiffre : 5 minutes 27 secondes. C’est la durée du monologue de Michael Carrick, vendredi, au début de sa conférence de presse. Personne ne lui avait posé de question. Il a parlé quand même. J’ai sorti mon GSM, j’ai lancé le chrono et j’ai refait ma causerie de dimanche dernier dans la cuisine. Deux minutes dix. Et encore, le délégué m’avait interrompu pour les cartes.

Le contexte, je le connais, même à une autre échelle. United n’a gagné que deux de ses 11 matches et pointe à la 13e place de la Premier League. Mercredi, après la défaite 4-1 à Como en Ligue des champions, Bruno Fernandes a remis en question ses choix tactiques. Une semaine plus tôt, Lisandro Martínez avait critiqué Jason Wilcox, le directeur du football, au sujet du recrutement. Carrick, 45 ans, n’a pas exclu de mettre son capitaine sur le banc ni de lui retirer le brassard pour la réception de Bournemouth dimanche.

Dans ses 5 minutes 27, il a cité les valeurs du club : « humilité », « résilience » et « mériter le droit de gagner ». Il a donné Ryan Giggs, Wayne Rooney et Sir Alex Ferguson en exemple, des gens qui ont placé le club avant eux-mêmes. Moi, j’ai le même discours, avec le précédent mister parti à la pêche comme exemple. Ça marche moins bien.

Et puis il y a le parapluie. Il a dit qu’il le tiendrait pour se mouiller lui et laisser tous les autres au sec. « C’est la position dans laquelle je suis, et c’est une position privilégiée », a-t-il ajouté, selon The Guardian. Ça, je le mets en place le dimanche. Quand il drache sur le terrain 2, c’est moi qui tiens l’essuie au-dessus du banc. Enfin, quand ils sont onze sur le banc, ce qui n’arrive jamais.

Il assure à 100 % pouvoir redresser la saison et dit que l’équipe n’est pas divisée : « On doit juste revenir à ce qu’on fait de mieux, et on le fera. » Il en a parlé avec la direction et les joueurs. J’ai noté la phrase dans ma farde. Dimanche, je la lis à mon vestiaire. En moins de 5 minutes 27, promis.

Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.

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Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

Les autres angles

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « A est le seul angle où le rire vise le vestiaire du persona plutôt que Carrick, et il cite fidèlement le parapluie. B est disqualifié par la réplique de Nadine qui attribue à Carrick une formule qu'il n'a pas dite. »

NadineLa Supportrice

Carrick sûr à 100 % de redresser Manchester United : le thermomètre de Nadine déborde

Michael Carrick a affirmé à 100 % pouvoir redresser la saison de Manchester United, 13e de Premier League avec deux victoires en 11 matches. Il n'a pas exclu de retirer le brassard à Bruno Fernandes pour dimanche.

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 3/5
  • Retweet 2/5
  • Bon enfant 3/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le thermomètre ne trouve pas sa chute ; « ça chauffe dans le vestiaire » et « le groupe vit bien, enfin ça s'entend » sonnent comme une pique ironique sur la crise, que United ne partagerait pas.

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MarcelLe Nostalgique

Carrick ouvre sa conférence par 5 minutes 27 de monologue : Marcel attendait une question

Michael Carrick a ouvert sa conférence de presse de vendredi par un monologue de 5 minutes 27 secondes, sans question posée. L'entraîneur de Manchester United y a cité Ryan Giggs, Wayne Rooney et Sir Alex Ferguson.

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 3/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 2/5
  • Bon enfant 3/5

Le commentaire du rédacteur en chef Marcel est juste et sans exclamation, mais « je suis contre celui-ci » fait du papier un reproche à Carrick ; l'Anderlecht-Standard de 1976 sous la drache est un souvenir factuel inventé sur un vrai match.

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