Cinq minutes vingt-sept secondes. C’est la durée du monologue de Michael Carrick, vendredi, avant la première question. Il n’y en a pas eu avant. Il a parlé seul.
J’ai lu cela à la friterie, dans mon hebdomadaire. Une conférence de presse, de mon temps, c’était des journalistes qui demandaient et un entraîneur qui répondait peu. Je ne critique pas. Je compare.
Le contexte est connu. Manchester United a gagné deux de ses 11 matches. Treizième en Premier League. Mercredi, défaite 4-1 à Como en Ligue des champions, puis Bruno Fernandes a remis en question les choix tactiques de son entraîneur. Une semaine plus tôt, Lisandro Martínez avait critiqué Jason Wilcox, le directeur du football, pour le recrutement. Carrick n’a pas exclu de retirer le brassard à son capitaine pour Bournemouth, dimanche.
Dans ces cinq minutes, il a cité Ryan Giggs, Wayne Rooney et Sir Alex Ferguson, des gens qui ont placé le club avant eux-mêmes. Les anciens, donc. Là-dessus, je n’ai rien à redire. Il a ajouté, selon The Guardian : « Je n’ai aucun droit acquis à être ici. » C’est une phrase que j’aurais pu écrire. Elle tenait en une ligne.
Puis il a parlé de parapluie. Il le tiendra pour se mouiller lui et laisser les autres au sec. En 1976, à Anderlecht-Standard, il drachait, et personne n’avait de parapluie. On se mouillait tous ensemble. C’était plus simple.
Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de parapluie : il a le préfabriqué.
Il affirme à 100 % pouvoir redresser la saison. Il dit que l’équipe n’est pas divisée. Notez que je ne suis pas contre les longs discours. Je suis contre celui-ci avant la question. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



