L’actu qui déborde un peu

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Carrick parle 5 minutes 27 sans question : le mister chronomètre sa propre causerie

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 3/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 2/5
  • Bon enfant 3/5

Le commentaire du rédacteur en chef Marcel est juste et sans exclamation, mais « je suis contre celui-ci » fait du papier un reproche à Carrick ; l'Anderlecht-Standard de 1976 sous la drache est un souvenir factuel inventé sur un vrai match.

Carrick ouvre sa conférence par 5 minutes 27 de monologue : Marcel attendait une question

Michael Carrick a ouvert sa conférence de presse de vendredi par un monologue de 5 minutes 27 secondes, sans question posée. L’entraîneur de Manchester United y a cité Ryan Giggs, Wayne Rooney et Sir Alex Ferguson.

Freddy, entraîneur amateur, chronomètre sa causerie sur son téléphone sous un parapluie, devant un délégué trempé tenant une farde.

Cinq minutes vingt-sept secondes. C’est la durée du monologue de Michael Carrick, vendredi, avant la première question. Il n’y en a pas eu avant. Il a parlé seul.

J’ai lu cela à la friterie, dans mon hebdomadaire. Une conférence de presse, de mon temps, c’était des journalistes qui demandaient et un entraîneur qui répondait peu. Je ne critique pas. Je compare.

Le contexte est connu. Manchester United a gagné deux de ses 11 matches. Treizième en Premier League. Mercredi, défaite 4-1 à Como en Ligue des champions, puis Bruno Fernandes a remis en question les choix tactiques de son entraîneur. Une semaine plus tôt, Lisandro Martínez avait critiqué Jason Wilcox, le directeur du football, pour le recrutement. Carrick n’a pas exclu de retirer le brassard à son capitaine pour Bournemouth, dimanche.

Dans ces cinq minutes, il a cité Ryan Giggs, Wayne Rooney et Sir Alex Ferguson, des gens qui ont placé le club avant eux-mêmes. Les anciens, donc. Là-dessus, je n’ai rien à redire. Il a ajouté, selon The Guardian : « Je n’ai aucun droit acquis à être ici. » C’est une phrase que j’aurais pu écrire. Elle tenait en une ligne.

Puis il a parlé de parapluie. Il le tiendra pour se mouiller lui et laisser les autres au sec. En 1976, à Anderlecht-Standard, il drachait, et personne n’avait de parapluie. On se mouillait tous ensemble. C’était plus simple.

Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de parapluie : il a le préfabriqué.

Freddy · le mister, personnage fictif

Il affirme à 100 % pouvoir redresser la saison. Il dit que l’équipe n’est pas divisée. Notez que je ne suis pas contre les longs discours. Je suis contre celui-ci avant la question. Enfin. C’est l’époque.

Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « A est le seul angle où le rire vise le vestiaire du persona plutôt que Carrick, et il cite fidèlement le parapluie. B est disqualifié par la réplique de Nadine qui attribue à Carrick une formule qu'il n'a pas dite. »

FreddyLe Mister

Carrick parle 5 minutes 27 sans question : le mister chronomètre sa propre causerie

Michael Carrick, entraîneur de Manchester United, a ouvert sa conférence de presse de vendredi par un monologue de 5 minutes 27 secondes. United, 13e de Premier League, n'a gagné que deux de ses 11 matches.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le chrono de la causerie en cuisine (deux minutes dix, délégué compris) et l'essuie tenu au-dessus du banc retournent la blague contre le vestiaire de Freddy ; la réplique « onze sur le banc » tombe à plat et le rappel du dossier Fernandes-Martínez reste lourd.

L’autre angle

NadineLa Supportrice

Carrick sûr à 100 % de redresser Manchester United : le thermomètre de Nadine déborde

Michael Carrick a affirmé à 100 % pouvoir redresser la saison de Manchester United, 13e de Premier League avec deux victoires en 11 matches. Il n'a pas exclu de retirer le brassard à Bruno Fernandes pour dimanche.

  • Drôlerie 2/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 3/5
  • Retweet 2/5
  • Bon enfant 3/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le thermomètre ne trouve pas sa chute ; « ça chauffe dans le vestiaire » et « le groupe vit bien, enfin ça s'entend » sonnent comme une pique ironique sur la crise, que United ne partagerait pas.

Lire cet angle →