Question bête, mais un entraîneur de Ligue des champions, ça va encore à l’école ? J’ai vérifié. Oui.
Yannick Cahuzac entraîne Lens, il a succédé à Dino Toppmöller, et ce mardi à 18h45 il dirige son premier match de Ligue des champions sur un banc, contre le Sporting CP, au stade Bollaert. Le même matin, il devait être à Clairefontaine, dans les Yvelines, pour sa formation au BEPF. C’est le brevet d’entraîneur professionnel exigé pour coacher au plus haut niveau en France. Il a demandé à suivre la session à distance. On lui a dit oui.
J’ai ouvert mon carnet, onglet « diplômes ». Au basket, on ne fait pas passer d’examen au coach le jour du match, j’ai regardé. Enfin, je n’ai pas trouvé.
Le thème de la session : l’accompagnement mental et la connaissance de soi. Le jour de son premier match européen. Je trouve ça très bien organisé, en fait. Si on doit apprendre à se connaître, autant le faire le jour où on va découvrir comment on réagit à 18h45.
Il l’a expliqué à RMC Sport : « Je vais attaquer assez tôt. À 8h, je serai connecté en visio pour suivre les interventions de mes formateurs. Mais vers 10h30, 11h, quand mon groupe de joueurs arrivera, je serai focus sur eux. » Moi, à 8 h, je suis dans le train de 7 h 32, je ne suis focus sur rien.
Il a ajouté : « Je vis ça avec sérénité. » J’ai souligné le mot deux fois.
La connaissance de soi, Louise, en P3 on l’appelle le délégué. Il te dit tout de suite qui tu es.
RMC Sport précise qu’il est le premier entraîneur principal français à vivre une telle double journée. Et mercredi matin, il repart à Clairefontaine. Je me demande s’il doit raconter son match en classe. On m’explique que c’est comme ça, d’accord, mais encore ?
Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre. Lui aussi, apparemment, et ça me rassure.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.







