Alors, tactiquement, on va commencer par le score. Burnley a perdu 1-2 contre Wolverhampton. Jamie Vardy a marqué après vingt minutes, Wolverhampton a égalisé avant la pause et a gagné après. Six fois cette saison que Burnley mène et ne gagne pas. Quinze points en route.
J’ai sorti ma farde. La vraie, celle avec l’élastique. Et j’ai recopié les six matchs comme je recopie mes compos le samedi soir : West Brom, Bristol City, Wrexham, Derby County, Charlton, Wolverhampton. Trois défaites, trois nuls. Quinze points, chez moi, c’est le maintien et un cornet de frites pour le collectif.
Nicky Hayen, je le suis depuis Genk, qu’il a quitté début juillet pour l’Angleterre. Champion avec Bruges en 2025. On est collègues, quoi. À un diplôme près. Le mien est en cours depuis 2011.
Et je connais exactement ce problème. Mener, chez nous, c’est le moment le plus dangereux du dimanche. On marque à trois heures vingt, le délégué range déjà les cartes, deux joueurs regardent leur GSM pour savoir qui va chercher les enfants, et le bloc recule de dix mètres sans que personne ne l’ait demandé. Ça, je le travaille le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le deuxième chiffre me parle encore plus. Burnley n’a plus gagné à Turf Moor depuis le 18 octobre 2025, 2-0 contre Leeds en Premier League. Depuis : onze défaites, dix nuls à domicile. Seule équipe des quatre premiers niveaux anglais dans ce cas. Cette saison, quatre nuls et deux défaites à la maison.
Moi, à domicile, j’ai une explication pour tout : le terrain 2 et sa pente connue de toute la province. Quand on perd chez nous, je dis qu’il drache. J’ai vérifié la pelouse de Turf Moor à la télé. Elle est plate. Ça m’a retiré mon meilleur argument, et franchement je n’en ai pas d’autre.
Burnley a 8 points sur 33 et se trouve juste au-dessus de la zone de relégation.
Question bête, mais si mener fait perdre des points, ils ont essayé de commencer menés ?
J’ai noté sa question dans la farde. Page des intentions.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.







