Question bête, mais on m’a toujours dit que jouer à domicile, c’était un avantage. Le public, les vestiaires connus, le terrain qu’on connaît par cœur. J’ai noté ça dans le carnet, onglet « choses que tout le monde sait ».
Puis j’ai lu les chiffres de Burnley, l’équipe de Nicky Hayen, l’ancien entraîneur de Genk et de Bruges. Leur dernière victoire à domicile date du 18 octobre 2025 : 2-0 contre Leeds, en Premier League. Depuis, à domicile, onze défaites et dix nuls. Cette saison, à Turf Moor, quatre nuls et deux défaites. Aucune autre équipe des quatre premiers niveaux anglais n’est restée un an sans gagner chez elle.
Vingt et un matchs. J’ai compté deux fois dans le train de 7 h 32.
Lors de la 11e journée de Championship, ils ont perdu 1-2 contre Wolverhampton. Jamie Vardy avait marqué après vingt minutes. Wolverhampton a égalisé avant la pause, puis gagné après. Et là, deuxième onglet : c’est la sixième fois cette saison que Burnley mène et perd des points. Quinze points au total.
Donc j’ai un avantage qui ne marche pas, et une avance qui ne marche pas non plus. On m’explique que c’est comme ça, que le foot est cruel. D’accord, mais encore ? Au basket, une avance, on la garde parfois jusqu’au bout, j’ai regardé.
J’ai demandé à Freddy, qui entraîne le dimanche.
À domicile, c’est le terrain. Chez moi, il est en pente.
J’ai cherché si celui de Burnley était en pente. Personne ne l’a écrit nulle part. J’ai rouvert le carnet. J’ai créé un troisième onglet, sans titre pour l’instant. Burnley a 8 points sur 33, juste au-dessus de la zone de relégation.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




