Alors, tactiquement, Westerlo-Beveren, 4-4 samedi soir. Beveren égalise à la 88e. On annonce sept minutes de temps additionnel. Westerlo reprend l’avantage sur un second penalty à la 97e et fête ce but juste devant le parcage des visiteurs. Un tumulte suit, l’arbitre Anthony Letellier sort un rouge à Laalaoui, le jeu reprend encore quelques minutes, et Olatunji égalise à la 102e. Son deuxième but du match, le premier point de Beveren à l’extérieur.
J’ai lu les déclarations d’Issame Charaï sur VoetbalPrimeur avec ma farde ouverte sur la table de la cuisine. Il a vu deux beaux buts et deux penalties justifiés. Puis il a dit ceci : « Ce qui me contrarie surtout, c’est qu’on gagne ce match à la fin et qu’à ce moment-là, on doit simplement être plus malins. »
Plus malins. Je l’ai souligné deux fois au bic.
Parce que la phase la plus importante d’un match, les gens ne se rendent pas compte, ce n’est pas le but. C’est les trente secondes après. Le mister l’a dit lui-même : « On ne doit pas aller fêter là-bas mais simplement se rassembler, fêter chez nos propres supporters, et alors ce match est terminé. » Ça, c’est une transition défensive. Après un but. Je la mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Chez moi, on a une règle écrite à la page 3 de la farde : après un but, on revient au rond central en marchant, on se tape dans la main, et on ne regarde pas l’horloge de la buvette, qui retarde de dix minutes depuis 2009. Personne ne la respecte, mais elle existe.
Le reste de la causerie, Charaï l’a gardé pour le vestiaire, et c’est très bien comme ça. Il a dit qu’il était allé lui-même demander de quitter la zone devant les visiteurs alors que le jeu avait déjà repris. Un entraîneur qui va chercher ses joueurs pendant que le match continue. Ça, je connais. Sauf que moi, c’est pour aller chercher les enfants.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




