Westerlo et Beveren ont fait 4-4. Samedi soir. J’ai lu le résumé le lundi, à la friterie, pour vérifier que le score n’avait pas changé. Il n’avait pas changé. Il avait déjà assez changé comme ça.
Beveren égalise à la 88e. On annonce sept minutes. Westerlo marque sur un second penalty à la 97e et le fête de façon exubérante, juste devant le parcage des visiteurs. Un tumulte, un carton rouge à Laalaoui, le jeu qui reprend. Olatunji égalise à la 102e. Son deuxième but de la soirée.
Cent deux minutes. En 1980, ça ne serait jamais arrivé. Le match durait nonante minutes, plus ce que l’arbitre avait dans sa poche. On ne l’annonçait pas sur un panneau lumineux. On le devinait. C’était plus reposant.
Et le but, on le fêtait en levant le bras. Un bras. On retournait au rond central. Ce n’était pas de la modestie, c’était de la gestion.
Issame Charaï, l’entraîneur de Westerlo, a dit à VoetbalPrimeur qu’il fallait « simplement se rassembler, fêter chez nos propres supporters, et alors ce match est terminé ». Il a aussi dit : « Il faut être plus malin car le match était fini. » Il a vu deux beaux buts et deux penalties justifiés. Il a parlé à son vestiaire. Je n’ai rien à ajouter. C’est assez rare pour être noté.
Je ne critique pas. Je compare. Un but de la 97e fêté devant le parcage adverse, un tumulte, et encore quelques minutes de jeu : cela laisse le temps à l’adversaire d’en marquer un autre. Beveren l’a fait. Premier point à l’extérieur.
Ma montre s’arrête à nonante. Elle n’a jamais été réparée. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




