Samedi soir, Westerlo menait à la 97e sur un second penalty, et les joueurs sont allés fêter ça juste devant le parcage des visiteurs. Tumulte, carton rouge de l’arbitre Anthony Letellier pour Laalaoui, le jeu reprend quelques minutes, et Olatunji égalise à la 102e. 4-4.
Moi, ce que j’ai retenu, ce n’est pas le score. C’est une phrase d’Issame Charaï, sur VoetbalPrimeur : « On ne doit pas aller fêter là-bas mais simplement se rassembler, fêter chez nos propres supporters, et alors ce match est terminé. »
Chez nos propres supporters. Je l’ai copiée dans le groupe « Les Diables du dimanche », douze membres, et j’ai mis un cœur. Parce qu’un but, ça se fête devant ceux qui ont payé l’abonnement, hein. Place 14, tribune 2, la seule avec la vue et l’ombre. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
L’entraîneur a vu deux beaux buts et deux penalties justifiés, mais il s’est montré sévère. Il a dit qu’il était très déçu de la réaction d’un joueur pendant le tumulte, qu’il l’avait dit au vestiaire, et qu’il était allé lui-même demander de quitter la zone devant les visiteurs alors que le jeu avait repris. Un mister qui traverse le terrain pour ramener tout le monde à la maison, je pèse mes mots, c’est de la pédagogie.
Mon beau-frère, celui qui supporte l’autre club, a répondu par un seul message : « 102e ». Rien d’autre. Il a quand même raison, Beveren tient là son premier point à l’extérieur, et Olatunji a marqué deux fois.
Fêter devant ses supporters, c’est la base. Chez moi, ils sont six, ils sont à la buvette, il faut courir.
Maintenant, on fête match après match. Devant la bonne tribune.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




