Alors, tactiquement. Anderlecht a gagné 1-2 sur le terrain du Cercle Bruges. J’ai lu l’analyse de Marc Degryse dans Het Laatste Nieuws le lundi, la farde ouverte sur la table de la cuisine, à côté du classement de P3.
Il est dur. Le pire Anderlecht de la saison, du « football dramatique ». Le Cercle a oublié de marquer le 2-0, il a gardé ses intentions, pressing haut, sans efficacité, et il est tombé deux fois dans le piège en fin de match. Degryse dit que si tu ne donnes pas le coup de grâce, tu le paies cash. Ça, je l’explique à mes gars chaque dimanche. Ils hochent la tête et ils vont à la buvette.
Mais voilà la partie qui m’intéresse. Il salue Vítor Bruno, qui a décidé de jouer à l’ancienne, avec un maximum d’attaquants. En fin de match devant : Cvetkovic, Bentayeb, Bertaccini, plus Antman. Degryse dit « casino ». Moi, je dis 4-2-4, le cousin honnête du 4-4-2.
Il ajoute que beaucoup d’entraîneurs ne le feraient pas, qu’ils restent attachés à leurs principes. L’article cite Pep Guardiola. Pep et moi, on n’a pas les mêmes principes. Lui a un terrain plat. Moi, quand je mets quatre attaquants, c’est en seconde mi-temps, dans le sens de la pente, et ça marche une fois sur deux.
Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. J’ai déjà dessiné les quatre ronds en haut de la feuille. Le délégué a demandé qui défend. J’ai répondu : le vent.
Question bête, mais si c’est « à l’ancienne », pourquoi personne ne le fait plus ?
Et pour le jeu « dramatique », je ne me prononce pas. Je n’ai pas vu l’état du terrain.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




