Je ne suis pas supportrice d’Anderlecht. Je supporte tout club belge en Europe, et le week-end, je supporte le football belge en général, ce qui m’expose à ce genre de matchs. Anderlecht a gagné 1-2 sur le terrain du Cercle Bruges. Trois points. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Puis j’ai lu Marc Degryse. Pour lui, c’était le pire Anderlecht de la saison, « du football dramatique », a-t-il écrit dans Het Laatste Nieuws. Et selon l’article, presque tout le monde était d’accord. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots.
Mais attendez. Le Cercle a oublié de marquer le 2-0. Il a gardé son pressing haut, sans efficacité, et il est tombé deux fois dans le piège en fin de match. Degryse le dit : si tu ne donnes pas le coup de grâce, tu le paies cash. Ça, c’est une phrase de consultant que je vais ressortir au groupe WhatsApp toute ma vie.
Et le meilleur : Vítor Bruno a décidé, à un moment, de jouer à l’ancienne, avec le plus d’attaquants possible. Cvetkovic, Bentayeb, Bertaccini, plus Antman devant en fin de match. Degryse appelle ça « casino » et salue l’entraîneur. D’après l’article, Pep Guardiola ne l’aurait pas fait non plus. Un entraîneur du Jupiler qui ose ce que Pep n’ose pas. Historique. Je pèse mes mots.
J’ai posté les deux températures dans « Les Diables du dimanche ». Mon beau-frère a répondu un pouce. Il ne précise jamais lequel des deux messages.
Quatre attaquants. En 1980, on appelait ça la fin de match. Pas une idée.
On a manqué de réussite dans le jeu, mais il y a du positif dans le résultat. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




