Anderlecht a gagné 1-2 sur le terrain du Cercle Bruges. J’ai lu l’analyse de Marc Degryse dans Het Laatste Nieuws, à la friterie, le lundi. Le score n’avait pas changé.
Degryse trouve que c’était le pire Anderlecht de la saison. Du football dramatique, a-t-il écrit. Le Cercle a oublié de marquer le 2-0. Il a gardé son pressing haut. Sans efficacité. Il est tombé deux fois dans le piège en fin de match.
Je ne critique pas. Je compare.
Puis vient le compliment. Vítor Bruno a décidé de jouer à l’ancienne, avec le plus d’attaquants possible. Cvetkovic, Bentayeb, Bertaccini, plus Antman. Degryse appelle ça « casino ». Il dit que c’est rare chez les entraîneurs. Que la plupart restent attachés à leurs principes. L’article cite Pep Guardiola.
À l’ancienne. On a fini par écrire le mot dans un journal comme une qualité. J’ai plié la page et je l’ai rangée dans mon hebdomadaire, entre deux comptes rendus que personne ne relira.
En 1980, quand on perdait, on mettait des attaquants. On n’appelait pas ça une idée. On appelait ça la dernière minute. Il n’y avait pas de principes. Il y avait le dimanche, et il fallait rentrer avec quelque chose.
Plus fort que Pep, Marcel. Historique. Je pèse mes mots.
Je ne dis pas que Pep Guardiola a tort. Je dis qu’on a mis quarante ans à redécouvrir l’avant-centre. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Celui-ci, on l’avait déjà.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




