Alors, tactiquement, il faut reprendre depuis le début. Malines a gagné son premier match de la saison, et le héros du match s’appelle Benito Raman. Plus tôt dans la semaine, Patrick Goots avait dit que le club avait certainement besoin de Raman et que Fred Vanderbiest devait donc recoller les morceaux.
Réponse du mister, à Voetbalkrant : « Quand les gens demandent si les plis ont été aplanis : il n’y a jamais eu de plis. » J’ai lu ça le dimanche soir, ma farde de compos ouverte sur la table de la cuisine. Moi aussi, je n’ai jamais eu de plis. J’ai un latéral gauche qui ne me dit plus bonjour depuis le tour final, mais il n’y a pas de plis. Il y a une communication.
Vanderbiest explique que tout le monde croit qu’ils ne s’entendent pas parce que Raman ne jouait pas, et que c’est faux. Il dit que Raman sait parfaitement pourquoi il est titulaire ou non. Et il raconte qu’ils ont chacun un surnom pour l’autre, en néerlandais, qu’on ne traduira pas ici : l’un finit par « trainer », l’autre par « spits ». Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Chez moi, les surnoms existent aussi, mais ils restent dans le vestiaire préfabriqué, avec le bic du délégué et l’essuie de rechange.
Après le match, ils se sont étreints. Vanderbiest appelle ça « de la pure amitié ». Raman a aussi enlacé plein de coéquipiers dans le dug-out, et il dit que les jeunes le soutiennent beaucoup. Un banc qui se serre dans les bras après une victoire, c’est du collectif. Le collectif, c’est ce que j’essaie de vendre avec un cornet de frites après le match.
Un plis qui n’a jamais existé, on n’a pas besoin de le repasser. Je constate.
Mon analyse, donc : un attaquant qui sait pourquoi il ne joue pas et qui devient le héros du match quand il joue, c’est un attaquant géré. Le mien sait pourquoi il ne joue pas. Il a piscine avec les enfants. À un terrain plat près, hein, c’est le même management.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




