Je le dis d’entrée : Malines, ce n’est pas mon club. Mais quand un club belge gagne enfin un match et que l’entraîneur et l’attaquant tombent dans les bras l’un de l’autre, je prends ma température. Résultat : historique. Je pèse mes mots.
Première victoire de la saison, Benito Raman héros du match. Et toute la semaine, on nous a vendu une crise. Patrick Goots avait dit que Malines avait certainement besoin de Raman et que Fred Vanderbiest devait recoller les morceaux. Dans le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche », mon beau-frère avait déjà rédigé la nécrologie de la relation. Une honte, ce pessimisme. Je pèse mes mots aussi.
Et puis Vanderbiest arrive après le match : « Quand les gens demandent si les plis ont été aplanis : il n’y a jamais eu de plis. » Il dit que tout le monde pensait qu’ils ne s’entendaient pas parce que Raman ne jouait pas, et que c’est faux. Raman sait parfaitement pourquoi il est titulaire ou non. Ils ont même des surnoms l’un pour l’autre, en néerlandais, que je ne mettrai pas sur le groupe, il y a des enfants dedans.
L’étreinte, maintenant. Vanderbiest : « C’est simplement de la pure amitié. Nous sommes ouverts et honnêtes l’un envers l’autre. » Raman a enlacé plein de coéquipiers dans le dug-out, il dit que les jeunes le soutiennent beaucoup. Le groupe vit bien, ça se voit. J’ai mangé mon cornet de frites devant le résumé pour le moral, et je n’en avais même pas besoin.
Question bête, mais s’il n’y avait jamais eu de problème, la crise de la semaine, elle était où ?
Elle était chez mon beau-frère, Louise. Bref : crise en semaine, amitié pure après le match, une victoire au milieu. Historique, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




