Question bête, mais comment on aplanit des plis qui n’existent pas ? J’ai noté la phrase dans mon carnet, onglet « expressions », dans le train de 7 h 32. Fred Vanderbiest, l’entraîneur de Malines, a dit à Voetbalkrant : « Quand les gens demandent si les plis ont été aplanis : il n’y a jamais eu de plis. »
Le contexte, parce que j’apprends. Malines a gagné son premier match de la saison. Benito Raman est désigné héros du match. Plus tôt dans la semaine, Patrick Goots avait dit que le club avait besoin de Raman et que l’entraîneur devait recoller les morceaux. Donc il y avait des morceaux, selon Patrick Goots. Et pas de plis, selon Fred Vanderbiest. J’ai fait deux colonnes.
Vanderbiest explique que les gens croyaient à une brouille parce que Raman ne jouait pas, et que c’est faux. Raman sait parfaitement pourquoi il est titulaire ou non. Ensuite il raconte leurs surnoms. Je ne les recopie pas, mon carnet a des limites : disons qu’ils se terminent par « trainer » et par « spits ». On m’explique que c’est de l’affection. D’accord, mais encore ?
Après le match, ils se sont étreints. Vanderbiest : « C’est simplement de la pure amitié. Nous sommes ouverts et honnêtes l’un envers l’autre. » Raman a aussi enlacé beaucoup de coéquipiers dans le dug-out. Il dit que Vanderbiest et lui le font souvent, et que les jeunes joueurs le soutiennent beaucoup. Et il a ajouté : « Je sais moi-même très bien ce que c’est d’être sur le banc et de ne pas jouer. »
Louise, ma chérie, en foot, plus on dit que tout va bien, plus tout va bien. C’est historique, ce câlin. Je pèse mes mots.
Au basket, on se tape dans la main et on rentre, j’ai regardé. Ici, il faut une conférence de presse pour expliquer un câlin, et une deuxième pour dire qu’il n’y avait rien à réparer. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait où étaient les morceaux. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




