Question bête, mais comment un joueur se retrouve-t-il avec une fusée dans le derrière ? C’est l’image que Myron van Brederode, joueur du KV Mechelen, a choisie après la victoire de mercredi soir à Courtrai. « Ce garçon a une fusée dans le derrière. Il est ridiculement rapide. Je l’ai vu courir », a-t-il dit à Voetbalkrant. De qui parle-t-il ? J’ai vérifié, et en fait l’article ne le précise pas. J’ai écrit « ce garçon » dans le carnet, avec un point d’interrogation.
J’ai ouvert un nouvel onglet dans mon carnet, entre « temps additionnel » et « groupe qui vit bien ». Jusqu’ici, on m’avait appris qu’après un match, un joueur dit « les trois points » et « on prend match après match ». Personne ne m’avait parlé de propulsion.
Les faits, d’abord. Selon Voetbalkrant, van Brederode a été invisible pendant une partie du match. Puis, en seconde période, il a lancé Cedric Van Meirvenne en profondeur. Ndjeungoue a commis la faute, Courtrai a fini à dix. Le coup franc s’est écrasé dans le mur, et van Brederode a repris le ballon pour égaliser. Plus tard, il a dribblé au milieu de trois joueurs de Courtrai sur le 1-3.
Sur la reprise, il a expliqué qu’il y avait un peu d’irritation et qu’un ballon comme ça, il faut le prendre de la pantoufle sans réfléchir. « Une fois il part hors du stade, une autre fois il rentre », a-t-il ajouté. J’ai trouvé ça très honnête. Au basket, on a des statistiques pour dire exactement la même chose, j’ai regardé.
Il dit aussi que son tempérament ressemble à celui de Fred Vanderbiest, peut-être encore plus soupe au lait, et que tous deux viennent d’un certain quartier. J’ai noté « soupe au lait » dans le carnet. Je pensais que c’était un plat.
La fusée, Louise, c’est du vocabulaire technique. Chez moi on dit « il a des jambes ». Pareil, en moins rapide.
Malines va à Louvain samedi avec 9 points sur 9. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




