Neuf sur neuf. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Malines, ce n’est pas mon club, mais un club belge qui gagne trois fois, ça me suffit pour ouvrir le groupe WhatsApp à six heures du matin.
J’ai lu Voetbalkrant au kicker du café jeudi. Myron van Brederode a été un des meilleurs à Courtrai, après avoir été invisible une partie du match. Invisible, puis meilleur. Ça, c’est un thermomètre comme le mien, je me suis sentie comprise.
En seconde période, il lance Cedric Van Meirvenne, Ndjeungoue commet la faute, Courtrai finit à dix. Coup franc dans le mur, et van Brederode égalise sur la reprise. Lui-même dit que c’était le tournant : « Si tu marques tout de suite sur ce coup franc, ça donne un énorme boost, aussi chez les supporters », a-t-il dit à Voetbalkrant. Chez les supporters, oui. Même chez ceux d’un autre club. J’ai renversé mon café.
Et puis il parle d’un garçon, sans que l’article me dise lequel : « Ce garçon a une fusée dans le derrière. Il est ridiculement rapide. » Moi j’aurais dit « il a beaucoup de qualités ». Lui, il a dit fusée. Une interview qui ne dit pas « on a manqué de réussite », c’est une honte pour toute la profession. Enfin, historique aussi.
Il se compare à Fred Vanderbiest, qu’il trouve peut-être encore plus soupe au lait, et dit qu’ils viennent tous deux d’un certain quartier. Mon beau-frère a demandé lequel. Je ne sais pas, l’article non plus, et je ne vais pas inventer un quartier pour lui faire plaisir.
Question bête, mais une fusée, ça compte comme un boost ?
Samedi, Den Dreef, Louvain. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




