Malines a gagné à Courtrai mercredi soir. J’ai lu le compte rendu de Voetbalkrant à la friterie, le jeudi. Le score n’avait pas changé.
Myron van Brederode a été invisible une partie du match, selon Voetbalkrant. Puis il a lancé Cedric Van Meirvenne en profondeur. Ndjeungoue a commis la faute. Courtrai a fini à dix. Le coup franc est allé dans le mur, et van Brederode a égalisé sur la reprise. C’est du football. Je n’ai rien à redire.
Ensuite il a parlé.
Du carton rouge, il a dit qu’il « était top pour nous » et qu’un but tout de suite sur ce coup franc donne « un énorme boost, aussi chez les supporters ». Top. Boost. En 1980, un joueur disait « ça nous a aidés ». Il ne disait pas à quel point. Je ne critique pas. Je compare.
Il a aussi parlé d’un joueur, à Voetbalkrant : « Ce garçon a une fusée dans le derrière. Il est ridiculement rapide. » De mon temps, un joueur rapide était rapide. On ne parlait pas de son équipement.
Sur sa reprise, il a expliqué qu’il fallait la prendre de la pantoufle sans réfléchir : « Une fois il part hors du stade, une autre fois il rentre. » Ça, je l’accepte. C’est la seule phrase de l’interview qu’on aurait pu dire debout, sous la drache, en 1976.
Il se compare aussi à Fred Vanderbiest, peut-être encore plus soupe au lait selon lui. Deux tempéraments, un même quartier, d’après ses mots. Je note.
Marcel, il a gagné et il a égalisé. C’est historique, le vocabulaire on s’en fiche.
Sur le 1-3, il a dribblé au milieu de trois joueurs, et il aurait préféré marquer encore une fois. Malines va à Louvain samedi, avec 9 points sur 9. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




