La Fédération turque a limogé Vincenzo Montella. Il était en poste depuis septembre 2023. Trois ans. Son contrat allait jusqu’à la mi-2028.
J’ai lu ça à la friterie, dans l’hebdomadaire. J’ai reposé le cornet.
La raison, la Fédération ne la donne pas. Il reste les chiffres. Quatre matchs de Ligue des nations, quatre défaites. 0-1 contre la France, 1-4 contre l’Italie à domicile, 3-0 contre la Belgique à Sclessin, 3-1 en Italie. Zéro point. Onze buts encaissés.
Je ne critique pas. Je compare. En 1980, il n’y avait pas de Ligue des nations. Il y avait des matchs amicaux. On les perdait, et c’était amical. On inventait une compétition quand on avait une raison. Aujourd’hui, on invente la compétition d’abord. La raison, on verra plus tard.
Notez que Montella avait fait un quart de finale à l’Euro 2024. Battu 2-1 par les Pays-Bas. Ça compte. Ou ça comptait.
Le communiqué dit : « Il a été décidé de ne pas poursuivre avec notre entraîneur principal ». Une phrase sans personne dedans. Et sans pourquoi. De mon temps, un président venait dire les choses. Il avait un chapeau. Il avait tort, parfois. Mais il avait un chapeau.
Marcel, on gagne 3-0 contre eux et tu trouves le moyen d’être triste. Historique, ça.
Elle n’a pas tort. J’étais content, le 3-0 à Sclessin. Je dis Sclessin. Il n’y a qu’un nom.
Le successeur n’est pas connu. La presse turque cite Arda Turan, 39 ans, entraîneur du Chakhtar Donetsk. La Turquie reçoit la Belgique à Izmir le 12 novembre, puis va en France le 15. Deux matchs. Un nouvel homme. On lui laissera peut-être trois ans aussi.
Enfin. C’est l’époque. J’ai découpé le classement du groupe et je l’ai glissé dans l’hebdomadaire, page des Diables.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




