La Turquie n’a plus de sélectionneur. La Fédération turque a limogé Vincenzo Montella le 9 octobre, après quatre défaites en quatre matchs de Ligue des nations. Dont un 3-0 à Sclessin. Contre nous. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
J’ai posté le classement dans le groupe WhatsApp des Diables du dimanche. Groupe A1 : la Turquie quatrième et dernière, zéro point, onze buts encaissés en quatre rencontres. Mon beau-frère a répondu par un pouce. Il répond toujours par un pouce, même aux faire-part.
Et puis j’ai réfléchi, à la place 14, celle avec la vue et l’ombre, même quand il n’y a pas match. Un sélectionneur qui part, c’est un nouveau qui arrive. Et un nouveau qui arrive, il a envie de montrer quelque chose. À qui ? Au premier adversaire. Le 12 novembre, à Izmir. Nous. Là, c’est une honte pour notre calendrier. Je pèse mes mots aussi.
Parce qu’il ne faut pas oublier : cette Turquie-là, avec Montella, elle a joué un quart de finale à l’Euro 2024, battue 2-1 par les Pays-Bas. Quarante matchs, vingt et une victoires, cinq nuls, quatorze défaites. On ne joue pas contre une équipe à zéro point. On joue contre une équipe à zéro point qui a un bilan positif. C’est différent. C’est pire, même.
La presse turque cite Arda Turan, 39 ans, entraîneur du Chakhtar Donetsk, comme favori. Rien n’est fait, le successeur n’est pas connu. J’ai déjà ouvert un sondage dans le groupe : « Turan, bon signe ou mauvais signe ? » Deux votes. Moi deux fois, sur deux téléphones.
Question bête, mais si on ne connaît pas encore le coach, comment on sait que c’est un signe ?
Elle a raison, la petite. Je vais attendre le nom. Puis après Izmir, la Turquie va en France le 15 novembre, et ça, c’est leur problème. Historique, quoi. Enfin, pas mal. J’ai remis la compo d’Izmir en épingle du groupe, avec un point d’interrogation à la place de l’entraîneur.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




