Stijn Stijnen veut entraîner en Jupiler Pro League, personne ne l’appelle, et il a une explication. Il l’a donnée à Het Nieuwsblad : « De l’étranger, j’ai bien reçu des propositions, mais je suis quasi certain que beaucoup de directeurs sportifs en Belgique ont peur de moi. »
Là, c’est historique. Je pèse mes mots. Un ancien gardien qui dit tout haut ce que mon groupe WhatsApp dit tout bas depuis des années, à savoir que les clubs ne choisissent jamais celui qu’on voulait. J’ai envoyé l’article aux Diables du dimanche, douze membres. Onze pouces levés. Mon beau-frère a répondu par un point d’interrogation, il supporte l’autre club, il ne compte pas.
Et puis j’ai relu. Selon Stijnen, les clubs belges prennent surtout de jeunes entraîneurs ou font évoluer des assistants, parce qu’ils sont manipulables et heureux d’avoir le poste. Lui ne veut pas mettre sa personnalité de côté. Il ne veut pas être une marionnette.
Et là, c’est une honte. Pour moi, je précise. Parce que mon thermomètre fait pareil : il ne garde pas son opinion de côté, il ne fait jamais de compromis, et au stade personne ne m’a jamais proposé de devenir directrice sportive. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Il dit qu’on a peur de lui. Moi, on m’a toujours trouvé simplement en retard.
J’ai réfléchi en tribune 2, place 14, cornet de frites à la main pour le moral. Des propositions de l’étranger et aucune en première division belge, c’est à la fois historique et honteux, les deux dans la même journée, ce qui est mon record de la semaine. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Le groupe vit bien, ça se voit. Mon beau-frère a envoyé un deuxième point d’interrogation. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




