Quatre défaites consécutives en championnat pour le Standard. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots. Et ce samedi soir à Sclessin, contre Courtrai, le club répond avec une action qui s’appelle « Keep the Zero ». Là, c’est historique. Je pèse aussi ces mots-là.
Le principe, je l’ai lu sur Walfoot au kicker du café. Dès l’ouverture du stade, chaque supporter reçoit une Jupiler 0,0 % gratuite à l’achat d’une autre Jupiler 0,0 %. Et si le Standard n’encaisse pas de but avant la mi-temps, une Jupiler 0,0 % supplémentaire pour chaque supporter. Hors espaces Business, évidemment. Moi, je ne suis pas en Business, je suis en tribune 2, place 14, la seule avec la vue et l’ombre.
J’ai posté ça dans « Les Diables du dimanche ». Douze membres, douze avis. Mon beau-frère a répondu qu’un zéro à la pause, c’est le minimum. Le minimum, il dit. Avec quatre défaites derrière, un zéro à la pause, c’est une remontada. Enfin, un début.
Parce qu’il y a de l’enjeu, hein. Le Standard doit réduire l’écart avec les équipes du Top 5. Et selon Walfoot, Vincent Euvrard semble jouer sa tête lors des deux rencontres avant la trêve internationale. Deux matchs. Moi, deux matchs, je les lis comme un tirage au sort : c’est un signe. Un signe de quoi, je verrai à la 45e.
Le thermomètre, je l’ai déjà réglé. Zéro but encaissé à la mi-temps : historique, la tribune trinque, la saison repart. Un but à la 44e : une honte, et en plus on perd la bouteille. Les deux sont possibles dans la même soirée. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Une bière sans alcool pour une mi-temps sans but. Tout est à zéro, sauf le prix de l’abonnement.
Il fait caillant fin octobre, je prendrai mon cornet de frites quand même. Maintenant, on prend mi-temps après mi-temps.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




