Alors, tactiquement, le Standard a trouvé quelque chose. Le club reçoit Courtrai ce samedi soir à Sclessin, il reste sur quatre défaites consécutives en championnat, et il a prévu avec Jupiler une action qui s’appelle « Keep the Zero ». Si le Standard n’encaisse pas de but avant la mi-temps, chaque supporter reçoit une Jupiler 0,0 % supplémentaire.
J’ai lu ça sur Walfoot, avec ma farde ouverte sur les genoux. J’ai tout de suite compris le principe. Ce n’est plus seulement onze joueurs qui défendent. C’est tout le stade qui pousse pour garder le zéro jusqu’à la pause, parce qu’il y a une boisson au bout. Ça, c’est du collectif.
Chez moi, la buvette finance le mercato : un ballon et un jeu de chasubles. Je n’avais jamais pensé à la faire travailler dans l’autre sens. Une jatte de café offerte si on tient le 0-0 à la mi-temps, sur notre terrain 2 en pente. Je vois déjà le bloc. Je vois les intentions. Je vois le délégué qui recompte les tasses.
Le reste de l’offre est classique, je le note quand même. Dès l’ouverture du stade, chaque supporter reçoit une Jupiler 0,0 % gratuite à l’achat d’une autre Jupiler 0,0 %, un 1+1. Les offres sont valables hors espaces Business. Donc la tribune pousse, et la tribune boit. C’est juste.
Il y a un enjeu derrière. Le Standard doit réduire l’écart avec les équipes du Top 5, et selon Walfoot, Vincent Euvrard semble jouer sa tête lors des deux rencontres avant la trêve internationale. Une première mi-temps sans but encaissé, ça ne règle pas tout. Mais ça commence quelque part.
Moi, je mets ça en place mardi. Enfin, quand ils sont onze. Le problème, c’est la pente : en première mi-temps, on défend en montant. Garder le zéro en montant, c’est un autre sport. À un terrain plat près, hein.
Une récompense pour ne pas encaisser. De mon temps, c’était le travail du gardien.
J’ai déjà écrit sur une feuille : « Keep the café ». Le président, lui, serait peut-être d’accord.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




