Bruges a gagné 3-4 sur la pelouse de l’Inter Milan. Là, c’est historique. Je pèse mes mots. J’ai encore le message vocal que j’ai envoyé au groupe « Les Diables du dimanche » à la fin du match : quarante secondes, dont trente de cris. Mon beau-frère a répondu par un pouce. Un pouce, pour l’Inter.
Et puis mardi, conférence de presse d’avant-match. Joaquin Seys, notre latéral gauche, a dit, selon La Voix du Nord : « Quand on dispute la Ligue des champions, on veut jouer contre les plus grands joueurs au monde, c’est dommage qu’il n’y ait pas en face de nous des joueurs de classe mondiale ». J’ai lu ça au kicker du café et mon thermomètre a fait les deux d’un coup. Historique, parce qu’un Belge qui trouve l’adversaire trop petit, je n’avais jamais vu. Une honte, parce que Lens a terminé deuxième de Ligue 1 la saison dernière et que je connais le classement UEFA à la décimale, moi.
Il a nuancé tout de suite, notez : « Ce sera de très bons joueurs, ce sera un match difficile, on aura de bons joueurs contre nous. » Il y a du positif. Le groupe vit bien, ça se voit.
Ivan Leko, lui, a pris la température à ma place. Il reconnaît que les noms lensois attirent moins que ceux de l’Inter, Liverpool, le Barça ou Arsenal, mais il trouve Lens meilleur que prévu : « C’est une équipe qui a peut-être l’un des meilleurs pressings que j’ai vus. » Et il a ajouté : « Nous devons être humbles, nous devons savoir où nous sommes, qui nous sommes. » Moi je sais où je suis : devant le calendrier, qui met enfin un match à 21h un mercredi et pas pendant le dîner de famille.
Lens vient de perdre face au Sporting, mais son capitaine Florian Thauvin a été décisif dans huit de leurs dix matches cette saison. Huit sur dix. Classe mondiale, quoi. Enfin, pas mal.
Question bête, mais si on gagne à l’Inter, on est de classe mondiale, nous ?
Je lui ai répondu que ça dépend du résultat de mercredi. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




