Alors, tactiquement, il y a deux discours avant Bruges-Lens. Mardi, en conférence de presse d’avant-match, Joaquin Seys a dit, selon La Voix du Nord, qu’il était « dommage qu’il n’y ait pas en face de nous des joueurs de classe mondiale ». Puis il a ajouté que ce serait un match difficile, avec de bons joueurs contre eux. Et Ivan Leko, lui, a fait ce que fait un mister : il a parlé de l’adversaire.
« C’est une équipe qui a peut-être l’un des meilleurs pressings que j’ai vus. Une équipe qui est forte dans les duels, qui court beaucoup. » J’ai ouvert ma farde et j’ai écrit ça en haut de la page de mardi. Un pressing, des duels, de la course. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le reste, c’est la causerie que j’ai déjà faite cent fois dans le préfabriqué. Bruges a gagné 3-4 à l’Inter, et Leko dit : « Nous venons de gagner à l’extérieur, ça peut nous piéger. » Chez nous, quand on ramène un point de l’extérieur, le danger s’appelle la buvette. Je l’ai vécu. On fête le samedi soir, on perd le dimanche à trois heures.
Et cette phrase : « Nous devons être humbles, nous devons savoir où nous sommes, qui nous sommes. » Moi, je sais où nous sommes : sur le terrain 2, en pente. Qui nous sommes, ça dépend de qui est venu.
En face, Lens a fini deuxième de Ligue 1 la saison passée. Le capitaine, Florian Thauvin, 33 ans, a été décisif dans huit des dix matches de la saison. Samedi à Troyes, deux passes décisives, pour Odsonne Edouard et Ruben Aguilar. Un joueur de 33 ans qui fait les passes décisives, j’en ai un aussi. Il fait aussi les frites à la mi-temps.
Question bête, mais tu dirais quoi à ton latéral s’il parlait comme ça en conférence ?
Rien. On n’a pas de conférence. On a le délégué, et il ne pose pas de questions. Leko a aussi reconnu que les noms lensois attirent moins que l’Inter, Liverpool, le Barça ou Arsenal, tout en jugeant Lens meilleur que ce qu’il attendait. Les miens non plus, ils n’attirent pas. Mais à un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




