Les Pays-Bas ont battu la Hongrie 3-0 à Tilburg. Trois buts en première période. Le sélectionneur, Arjan Veurink, s’attendait à un peu plus. Je l’ai lu dans NOS. Puis je l’ai relu, à la friterie, pour vérifier que le score n’avait pas changé.
Il n’avait pas changé. C’est l’humeur qui avait changé.
Vendredi, elles avaient gagné 8-0 en Hongrie. Mardi, 3-0. Veurink a dit à NOS que la barre était quand même très haute après vendredi dernier. Esmee Brugts, qui a marqué, a trouvé le match plus compliqué que vendredi. Elle pense qu’on pouvait dominer davantage.
En 1980, un 3-0 était un 3-0. On ne le comparait pas au match d’avant. Le match d’avant était fini. On le rangeait avec les journaux de la semaine.
Aujourd’hui, un match se mesure à un autre match. Bientôt, on mesurera les matchs à des matchs qui n’ont pas eu lieu. Je ne critique pas. Je compare.
Jill Roord, entrée en cours de jeu, n’a pas marqué. Elle a dit que le pétillant de vendredi était difficile à retrouver. Huit buts, cinq passes décisives en sept matchs avec Twente, 117 sélections à 29 ans. On ne lui reprochera pas un soir.
Une seule personne semblait contente. Isa Kardinaal, 21 ans, ses débuts. Prévenue cinq minutes avant. Elle a dit : fière. Avec un point d’exclamation, dans l’original. Je le lui laisse. À son âge, c’est permis.
Un 3-0, moi, je l’encadre et je l’accroche à la buvette. À côté de la photo de la pente.
En décembre, les Pays-Bas jouent la Slovénie en barrages pour la Coupe du monde. Veurink veut d’abord travailler la précision. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : NOS.




