Alors, tactiquement, Netflix a obtenu les droits exclusifs de la Coupe du monde 2030 en Espagne et en Andorre. Les 104 matchs en direct, et le plan de match est posé : émissions d’avant-match, de mi-temps, d’après-match, avec une perspective espagnole, et un récapitulatif chaque jour de match. Ça, c’est un staff organisé.
Ma mi-temps à moi, c’est quinze minutes dans le préfabriqué. L’essuie sur l’épaule, la jatte de café, le GSM qui vibre pendant que je parle des transitions. Netflix en fait une émission. Moi, j’en fais une causerie, et même ceux qui sont dans le vestiaire ne la regardent pas.
Un match par journée sera gratuit en Espagne, et une chaîne nationale gratuite proposera toutes les rencontres de l’Espagne, les deux demi-finales et la finale. Les détails viendront à l’approche du tournoi. Chez nous aussi, tout est gratuit depuis la main courante. C’est la buvette qui finance le mercato, un ballon et un jeu de chasubles.
La Coupe du monde 2030 se jouera en Espagne, au Portugal et au Maroc, avec quelques rencontres en Argentine, au Paraguay et en Uruguay pour le centenaire : l’Uruguay avait organisé la première, en 1930. Six pays pour un tournoi. Moi, j’ai un terrain 2 en pente, et on me demande déjà pourquoi on ne joue pas sur le 1.
Netflix a aussi les droits des Coupes du monde féminines 2027 et 2031, aux États-Unis et au Canada, selon la BBC et VoetbalPrimeur. Ils construisent un collectif sur la durée. Je respecte.
Question bête, mais si la mi-temps devient une émission, qui fait la causerie pendant ce temps-là ?
Bela Bajaria, chez Netflix, a dit : « Peu d’événements rassemblent les gens comme la Coupe du monde ». Le dimanche à trois heures, ma buvette rassemble aussi. Pas 104 matchs, mais un cornet de frites pour le collectif, et le délégué qui fait le récapitulatif avec sa farde. Ça, je le mets en place le mardi. À un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




