Netflix a obtenu les droits exclusifs de diffusion de la Coupe du monde 2030 en Espagne et en Andorre. Les 104 matchs, en direct, sur sa plateforme. Je l’ai lu dans mon hebdomadaire, à la friterie, le lundi. J’ai relu. Ça n’avait pas changé.
104 matchs. Je ne critique pas. Je compare. La première Coupe du monde, c’était en Uruguay, en 1930. Pour le centenaire, quelques rencontres de 2030 auront lieu en Argentine, au Paraguay et en Uruguay. Le reste en Espagne, au Portugal et au Maroc. Six pays. Un tournoi qui fête ses cent ans en changeant de continent.
Le communiqué de Netflix parle de « suivre en direct les 104 matchs du plus grand tournoi de football au monde sur sa plateforme ». Une plateforme. De mon temps, une plateforme, c’était le quai de la gare, et on y attendait le train pour le Heysel.
Bela Bajaria, chez Netflix, a dit : « Peu d’événements rassemblent les gens comme la Coupe du monde ». C’est exact. Pour la finale de l’Euro 80, nous étions sept devant un poste. En noir et blanc, par choix. Personne n’a demandé de mot de passe.
Il y aura un match gratuit par journée en Espagne. Et une chaîne nationale gratuite proposera un ensemble de matchs, avec toutes les rencontres de l’Espagne, les deux demi-finales et la finale. Les détails du partenariat seront communiqués à l’approche du tournoi. J’attendrai. J’ai l’habitude.
Netflix promet aussi des émissions d’avant-match, de mi-temps et d’après-match, avec une perspective espagnole, puis une émission récapitulative chaque jour de match. La mi-temps, c’était quinze minutes. On allait chercher un pistolet, on revenait, on ne parlait pas. Maintenant, la mi-temps a son émission.
Question bête, mais si la mi-temps devient une émission, est-ce qu’il faudra une mi-temps dans la mi-temps ?
Je n’ai pas répondu. Il y a des questions qui se règlent par le silence.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




