José Mourinho retourne dimanche soir dans le stade où il était arrivé il y a 30 ans. Il était le jeune traducteur de Bobby Robson. Il y revient comme entraîneur du Real Madrid. La dernière visite date de 2013.
Trente ans. J’ai lu cela à la friterie, mon hebdomadaire ouvert à côté du cornet. Je me suis rappelé que de mon temps, un traducteur restait traducteur. Il traduisait. Puis il rentrait chez lui. Je ne critique pas. Je compare.
Le Real reste sur deux ans sans trophée. La première année, Barcelone a fini champion avec deux semaines d’avance, a réalisé le triplé national et a battu le Real quatre fois, 16 buts au total. La saison dernière, le titre a été validé avec trois semaines d’avance, dans un clásico. Lors de son premier passage à Madrid, le premier clásico de Mourinho s’était terminé 5-0 pour Barcelone. Il n’a pas encore joué celui-ci, son premier depuis son arrivée il y a trois mois.
Il y a un détail qui m’a retenu. Après une défaite contre l’Atlético, Mourinho est venu avec une feuille imprimée. Une feuille. Imprimée. En 1980, ça ne serait jamais arrivé. On avait un avis, on le disait, et si on l’oubliait, c’est qu’il n’était pas important. Après le Betis, il avait simplement demandé « por qué ? ». Cela, au moins, se dit sans imprimante.
J’ai une question sur la feuille. Elle avait des onglets ?
Lamine Yamal a dit qu’il aimait le piquant de l’ère Mourinho-Guardiola, qu’il voulait du spectacle. Il a le droit. Il n’a pas connu la drache de 1976 à Anderlecht-Standard, debout, sans écran. Le spectacle, c’était la pluie.
Mourinho, lui, a dit que dire du clásico qu’il est un match comme un autre serait mentir. Sur ce point, je n’ai rien à comparer. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.



